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Votre entreprise est un organisme vivant dont vous êtes l’âme Téléchargez le guide pratique: "Stratégie pour réussir"
L’entreprise, votre entreprise n’est pas qu’une forme juridique inscrite (ou pas) au Registre du commerce, ayant une structure (des locaux, des moyens de production, des équipements, du stock, du personnel etc.) et un but, produire et vendre des produits et des services en contrepartie d’un CA, c’est un organisme vivant. Cette manière de voir l’entreprise n’est pas qu’une image. Les sociétés de capitaux telles que les SA ou les Sàrl sont juridiquement des personnes morales ayant des droits et des obligations très comparables aux personnes physiques comme vous et moi. Le gérant ou l’administrateur en est l’organe dirigeant. Ces mots « personne morale » et « organe » évoquent bien une réalité: l’entreprise est un organisme vivant dont vous êtes l’âme. Prendre en compte cette dimension vivante de l’entreprise permet une compréhension plus profonde de son fonctionnement et des facteurs qui peuvent contribuer à son développement. Elle met surtout le doigt sur un facteur déterminant: la personne de l’entrepreneur et son fonctionnement, l’âme de l’entreprise. Comparaisons entre la vie et l’entreprise Voyons quelques caractéristiques de la vie et comment on les retrouve dans l’entreprise: - Un organisme vivant aussi simple soit-il a besoin d’échanger avec son environnement pour y trouver les nutriments nécessaires à sa vie. L’entreprise a aussi besoin d’échanger avec son environnement: elle échange des produits et des services en contrepartie d’argent qui lui permettront aussi d’acheter des produits et des services, se nourrir et ainsi se développer. L’entreprise est un peu comme une cellule dans le corps que serait l’économie. Ne parle-t-on pas de tissu économique, encore une image organique.
- Ce qui distingue un animal d’une plante est le squelette. La plante est immobile et l’animal mobile grâce à cette structure solide en lui. L’entreprise a une structure qui ressemble à un squelette. Celle-ci lui permet de fonctionner, de produire, d’être mobile et réactive. Plus la structure est lourde et coûteuse, moins elle est mobile. Pensons aux dinosaures ou à la baleine. En dehors de l’eau, la baleine meurt étouffée par son propre poids. C’est pour cela que je préconise une structure d’entreprise légère et peu coûteuse.
- Les animaux sont dirigés par leur instinct, ce qui leur donne une grande efficience dans leur fonctionnement. Sans en être conscients, ils adoptent instinctivement le comportement le plus efficient pour atteindre leur but, se nourrir et survivre à toutes sortes de menaces. L’homme quant à lui a perdu une grande partie de ses instincts, mais a reçu l’intelligence qui lui a permis d’introduire dans la nature un élément complètement nouveau: la liberté. Un animal dirigé par son instinct n’est en fait pas vraiment libre dans ses choix. L’homme doit compenser cette perte d’instinct par un comportement intelligent et efficient. Il en est de même pour l’entreprise en tant qu’organisme intelligent et libre, elle doit faire des choix et rechercher l’efficience pour se développer et survivre aux menaces.
- La plante est entièrement dépendante de son environnement. Si celui-ci se modifie, la plante souvent disparaît. L’animal, plus mobile et moins dépendant de son environnement direct peut se déplacer et trouver un environnement plus favorable. Quant à l’homme, il est nettement plus indépendant de son environnement. Il peut habiter dans des régions chaudes ou très froides. Il a appris à s’adapter. Il a pu même aller dans l’espace ou sur la Lune en se créant un environnement artificiel dans lequel il peut vivre quelque temps. Cette indépendance de l’homme est une conséquence de sa mobilité et de son intelligence. L’entreprise est elle aussi plus ou moins dépendante de son environnement. Plus elle s’installe, plus elle ressemble à une plante. Plus elle reste mobile et indépendante, plus elle peut s’adapter à un environnement économique qui change. A mes yeux, un grand facteur de dépendance est l’endettement. C’est même souvent un asservissement. C’est pourquoi je préconise un endettement minimum pour préserver l’indépendance de l’entreprise.
- Dans la nature, il y a une grande compétition entre les espèces et au sein des espèces entre les individus, une compétition pour accéder aux ressources. Les plus aptes survivent et se reproduisent, les plus faibles meurent. Dans l’économie moderne, la loi de la jungle n’est plus aussi implacable grâce aux règles qu’elle s’est fixées, mais la compétition existe, voire même se renforce en cas de crise. L’entreprise doit conquérir son marché, adopter une stratégie qui lui permette de vendre ses produits et ses services, affronter ou esquiver ses concurrents. Si elle n’y parvient pas, elle meurt.
- Le propre de la vie est de s’accrocher et de se développer dans toutes sortes d’environnements plus ou moins favorables, voire tout à fait défavorables. Pour cela non seulement elle s’adapte, mais crée de la nouveauté, de nouveaux fonctionnements pour s’y reproduire et se développer. Cette faculté de la vie m’émerveille. Dans l’entreprise on retrouve cette faculté de créer du nouveau pour s’adapter et se développer, c’est l’innovation. Sans innovation, l’entreprise se rigidifie, voire se fossilise. L’innovation est une clé de son développement.
L’entrepreneur est l’âme de son entreprise L’entreprise est comme un corps, elle a une structure, des organes, des fonctions, des besoins, mais sans la vie que lui donne l’entrepreneur, l’entreprise n’est qu’une structure sans vie. L’entrepreneur est l’âme de son entreprise, c’est lui qui lui donne la capacité de vivre, de se développer, de surmonter les problèmes, de se reproduire. Ce fait à mes yeux justifie ma vision de l’entreprise: - La personne et le fonctionnement de l’entrepreneur sont les facteurs cruciaux du développement de l’entreprise
- Tout le reste est secondaire !
- L’entrepreneur doit tout mettre en œuvre pour préserver et étendre son indépendance.
- Sa réussite dépendra de sa capacité à se rendre utile et à servir, à apporter une valeur aux autres, ses clients, la société et a en retirer une rémunération justifiée par cette valeur.
Cette vision est exigeante, voire à contre-courant, mais elle donne un sens et une grande valeur à notre action.
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