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Limiter l'endettement au maximum
L’argent n’est jamais le vrai problème ! Il est pour moi toujours surprenant, parfois inquiétant de voir que le premier réflexe d’un créateur d’entreprise est de prendre son bâton de pèlerin et son projet en bandoulière et d’entamer sa quête: trouver de l’argent. Dans son esprit, la principale valeur qu’il apporte est son projet ou mieux son Business Plan. C’est ensuite à d’autres d’apporter l’argent nécessaire pour que son projet se réalise. C’est apparemment ce que l’on apprend dans les grandes écoles. Je me souviendrai toujours de ce jeune homme d’environ 25 ans, qui dans mon bureau, me mis dans la main son Business Plan et me demanda mon aide. Son projet était pharaonique. Je lui posai une simple question: « Et vous que ferez-vous ? » Il me répondit qu’il serait le CEO de l’affaire ! Rien que ça ! « Et qu’attendez-vous de moi ? Que vous me trouviez l’argent pour financer mon projet ». Je lui dit alors: « Ce que vous attendez de moi est que je vous conduise par la main à l’ascenseur du succès, que je l’appelle, vous invite à y entrer et que je pèse sur le bouton du dernier étage. Le seul problème est qu’il n’y pas d’ascenseur, il n’y qu’un escalier ! Pour arriver en haut, il vous faudra vous résoudre à le prendre et à commencer par la première marche ». Les risques inhérents à l’endettement Dans le cadre de l’entreprise, l’entrepreneur peut s’endetter de plusieurs manières: - Contracter un prêt pour lancer son affaire.
- Payer ses fournisseurs ou prestataires avec un délai de paiement de 30, 60 jours ou même 90 jours. Conclure des contrats de leasing pour un véhicule ou des machines.
- Prendre un nouveau prêt pour développer son entreprise ou un nouveau projet.
- En cas de difficultés, chercher un prêt pour tout simplement payer ses charges de structures et ses fournisseurs.
Dans les cas du lancement de l’affaire et de son développement, le recours à des fonds étrangers (à distinguer des fonds propres dont on dispose) peut apparaître comme nécessaire selon le modèle économique choisit. Par contre payer ses fournisseurs et ses prestataires systématiquement avec un délai génère de la liquidité qui ne nous appartient pas. Nous contractons en fait une dette sans nous en rendre compte. Cette dette peut vite devenir considérable, surtout si le CA progresse rapidement. Quand l’entreprise commence à payer avec retard ses fournisseurs et ses charges, pire doit demander un prêt pour les payer, généralement il est trop tard. L’affaire n’est déjà plus rentable depuis longtemps. Le chef d’entreprise a réagi trop tard. La fin est proche soit brutale soit lente, une sorte de mort à petit feu qui paralyse de plus en plus l’entreprise et son activité. S’endetter nécessite d’être plus rentable encore La charge d’intérêts et surtout l’amortissement de la dette viennent s’ajouter aux frais de la structure et diminuent d’autant la capacité de l’entreprise à générer un bénéfice. En d’autres termes, le CA nécessaire pour atteindre le point d’équilibre (= le moment où tous les frais sont payés) est nettement plus élevé que sans endettement. Souvent le chef d’entreprise fait un faux raisonnement: « En investissant grâce à l’endettement, je vais augmenter mon CA et ainsi ma capacité de remboursement ». Et en effet, le CA augmente, mais les frais de fonctionnement aussi. Le bénéfice lui par contre n’augmente pas, voire il baisse. Les charges totales ont augmenté plus vite que le CA. Or, pour payer la charge d’intérêts et l’amortissement de la dette, il faut que le bénéfice brut augmente, soit par une augmentation de la marge d’exploitation, soit par une baisse des charges. Deux choses quasi impossible à mettre en œuvre: augmenter les prix réduit la compétitivité et baisser les coûts est impraticable quand l’activité augmente. L’endettement devient alors le principal piège de l’entreprise. La stratégie de l’autofinancement En phase de démarrage En phase de développement En phase de crise Un remède de cheval qui peut se révéler salutaire Suite du texte dans :
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